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Qui est l’inventeur du parapente ?

La réponse honnête est que le parapente n’a pas eu d’inventeur unique, mais qu’il a un vol fondateur, une date et un village. C’était en juin 1978, à Mieussy, en Haute-Savoie, et ils étaient trois amis, Jean-Claude Bétemps, André Bohn et Gérard Bosson.

Le vol de Mieussy, juin 1978

Les trois sont montés à la Pointe du Pertuiset avec des parachutes à caissons, ceux que les parachutistes sportifs utilisaient déjà. L’idée était de décoller en courant dans la pente au lieu de sauter d’un avion. Bétemps s’est élancé le premier. Bohn a fait le vol long et est descendu en planant jusqu’au terrain de football de la vallée, mille mètres plus bas.

C’est là que se situe la différence entre un premier vol de parapente et une simple descente sous voile. Il n’y a pas eu de saut. Il y a eu un décollage à pied depuis une pente.

Pourquoi tant de gens datent l’invention de 1965

Parce que 1965 est une vraie date, mais celle d’une autre histoire. En septembre de cette année-là, l’ingénieur américain David Barish descendait les pentes de Hunter Mountain, dans l’État de New York, avec une aile à simple surface conçue au départ pour récupérer des capsules spatiales. Il appelait cela le slope soaring et a essayé de le vendre aux stations de ski comme activité d’été. Cela n’a pas pris.

Plus tôt encore, en 1963, l’ingénieur canadien Domina Jalbert a breveté le parafoil, le parachute à caissons qui se gonfle par l’air entrant au bord d’attaque. Sans cette pièce, pas de parapente moderne. Mais un parafoil n’est pas un parapente, comme un moteur n’est pas une voiture.

Qui lui a donné son nom

Le mot est français et vient du même endroit que la pratique. Il a été formé en réunissant parachute et pente, celle d’où l’on décolle, une origine détaillée dans l’article sur d’où vient le nom parapente. Le terme anglais paragliding est arrivé sept ans plus tard, en 1985, quand Patrick Gilligan et Bertrand Dubuis ont publié le premier manuel de la discipline.

De 1978 à aujourd’hui

Ce qui a suivi n’est pas l’œuvre d’un inventeur, mais celle de nombreux fabricants qui ont corrigé le matériel année après année. Les voiles ont cessé d’être des parachutes adaptés pour être conçues d’emblée pour voler, avec plus de caissons, plus d’allongement et leurs propres essais de certification. La sellette, le casque et le parachute de secours sont devenus du matériel spécifique.

C’est de ce parcours que vient le fait qu’un vol biplace à Tenerife ne demande aujourd’hui aucune expérience préalable. Le passager vole avec un pilote et avec du matériel certifié, deux choses qui n’existaient pas en 1978.